Atelier Neroli — Découverte
Liqueur Dorée
Il y a un concept en distillerie qui m'a toujours fasciné : la part des anges — ce moment où le cognac s'évapore lentement du fût, comme une offrande invisible. J'ai voulu mettre ce moment en flacon.
Le mot du parfumeur
L'histoire de la création
Mettre la part des anges en flacon
En distillerie, on appelle « part des anges » ce que le fût perd par évaporation au fil des années. Personne ne la boit, personne ne la vend — elle s'échappe, simplement. C'est cette idée d'une chaleur qui s'élève et qu'on ne retient pas qui a donné son point de départ à ce parfum.
Un cognac qui ne sente pas l'alcool
Travailler une note de cognac expose à un écueil immédiat : le résultat sent la boisson, pas le parfum. Il fallait garder la chaleur ambrée du chai et l'idée du verre qu'on réchauffe entre les mains, sans jamais tomber dans la reproduction littérale d'un alcool.
Doser la cannelle sans la laisser dominer
Le cœur a demandé le plus d'ajustements. La cannelle réveille l'accord, mais elle prend vite toute la place ; la fève tonka arrondit, mais elle peut alourdir. C'est l'équilibre entre ces deux matières qui a été le plus long à trouver.
Le chêne a donné la tenue
C'est le fond qui a débloqué la composition. Le chêne apporte la structure du fût, la vanille le velouté ; ensemble ils tiennent l'accord des heures durant. Sans lui, la chaleur du départ retombait trop vite.
Une indulgence assumée
Liqueur Dorée s'inscrit dans la lignée des grands orientaux gourmands : une essence de cognac en ouverture, un accord cannelle-chêne-fève tonka au cœur, un fond de praline et de vanille. Un parfum qui se boit autant qu'il se porte.
Merci de porter Liqueur Dorée.
Atelier Neroli













