Atelier Neroli — Découverte
Cerise Fatale
La cerise est un fruit interdit. Trop gourmand, trop rouge, trop évident, disaient certains. J'ai voulu en faire quelque chose d'inoubliable.
Le mot du parfumeur
L'histoire de la création
Assumer un fruit qu'on déconseille
La cerise a mauvaise réputation en parfumerie : trop gourmande, trop rouge, trop évidente. Plutôt que de la contourner, le parti pris a été de la placer au centre et d'en faire la force de la composition.
Gourmand sans être vulgaire
C'est la seule vraie difficulté de ce parfum. Un degré de sucre en trop et l'accord devient bonbon. Il fallait le juteux, la sensualité, sans jamais franchir cette limite.
L'amande amère comme garde-fou
L'amande amère a été associée à la cerise noire et à la liqueur de cerise dès l'ouverture. Son amertume tient le fruit et l'empêche de tourner au sucré : c'est elle qui rend l'accord portable.
Complexifier par le floral
La griotte, la prune, la rose turque et le jasmin sambac ont été ajoutés au cœur pour transformer le fruité en quelque chose de plus charnel. Le fond — vanille, fève tonka rôtie, cannelle, baume du Pérou — referme dans une chaleur résineuse.
Une tentation qui devient obsession
Une cerise noire qui tombe dans un verre de liqueur, de la cire chaude, une lumière rouge dans la pénombre. Cerise Fatale n'a pas joué la carte de la subtilité, et c'est exactement ce qui la rend irrésistible.
Merci de porter Cerise Fatale.
Atelier Neroli













