
L'art de la concentration : ce que change une huile de parfum
Dans la composition d'un parfum, la concentration n'est qu'une partie de l'histoire. Ce qui compte tout autant, c'est le support qui porte les matières : l'alcool, ou l'huile. Le même accord n'a pas la même allure selon celui que l'on choisit.
L'alcool s'évapore vite à la température de la peau. En partant, il entraîne les molécules odorantes avec lui et les projette dans l'air. C'est cela, le sillage : ce nuage qui précède et qui suit.
Une huile ne s'évapore pas. Elle reste en film sur la peau et libère les molécules lentement, au rythme de la chaleur du corps. L'ouverture est plus douce, sans le départ vif de l'alcool : la composition démarre presque sur son cœur, puis se déploie de façon plus lente et plus linéaire.
Autant être franc sur ce que cela implique. Une huile ne remplit pas une pièce. Elle se remarque de près. Si vous cherchez un parfum qui traverse un couloir, prenez la formule à l'alcool. Si vous cherchez un parfum qui reste le vôtre, prenez l'huile. Aucune des deux ne vaut mieux que l'autre : elles ne font pas la même chose.


















